nov 132011

Le Sud Lipez, une légende de la Bolivie, aussi bien pour ses paysages uniques que pour sa difficulté d’accès, les voyageurs sont unanimes, il ne faut pas le rater. Vous commencez à vous demander de quoi on parle ? On va vous raconter.

Nous partons donc à l’assaut de cette région située entre 4000 et 5000m, du moins le plateau, les sommets étant à 6000. Première surprise après la frontière il faut payer l’entrée de la réserve : on réussit in extremis à échanger nos derniers 30€ à des touristes français pour pouvoir payer en monnaie locale.
Dès les premiers kilomètres le spectacle est au rendez-vous avec la première lagune, la laguna verde qui pour le coup n’est pas très verte, mais reflète magnifiquement le volcan Licancabur.
Bivouac au bord de la lagune, réveil par les 4×4 des tours operator qui défilent jusqu’à 10h et à 11h le vent se lève et la lagune devient bien verte. Ce qui confirme qu’on a bien de fait de venir avec notre propre véhicule et d’être libre de nos mouvements.
Nous continuons de prendre notre temps pour profiter seuls des thermes de Polques, après le départ des touristes en 4×4. Puis direction les geysers de Sol de mañana pour un bivouac à 4900m.
Mais quelle idée nous a pris de bivouaquer aussi haut ? Certes on peut maintenant dire qu’on a dormi plus haut que le Mont Blanc, mais on a aussi été atteint par le soroche : le mal de l’altitude. Réveil à 3h du matin pour prendre un doliprane et espérer dormir un peu. Le problème, c’est qu’on sait qu’on va rester coincés là jusqu’à 11h minimum pour que le soleil ait le temps de chauffer et qu’iVan ait une chance de démarrer. Finalement le doliprane a fait effet, on a pu s’endormir et apprécier le champ de geysers le lendemain matin.
Etape suivante : la laguna colorada. Même sans vent, elle est déjà bien rosée. Et qu’est-ce que c’est que ces trucs rose fluo ? Ce sont des flamands roses ! Par milliers. On bivouaque au bord de l’eau, seul avec les oiseaux que nous avons observés de longues heures. Vous saviez que ça fait un bruit de grenouille, les flamands roses ?
La fin du trajet est moins jolie, mais cela reste de l’aventure, avec de la piste et 6 passages à gué. En tant que copilote, j’ai (Cécile) du mettre les pieds dans l’eau pour sonder la profondeur, mais à ma grande surprise à cette altitude, l’eau était tiède. Pas de passage à gué glacé pour nous, une prochaine fois peut-être.

Les exploits d’iVan :
Démarrer à 4900m. Ça a été laborieux : 30s de démarreur puis 5min de chauffe du moteur, mais il a démarré du premier coup, comme un grand, sans l’aide de personne.
Monter jusqu’à 5020m pour effectuer les formalités douanières.
Emprunter des pistes de 4×4 plus ou moins facilement.
Rouler en haute altitude avec une consommation quasi normale de diesel.

On vous laisse admirer quelques photos qui ont du mal à retranscrire la beauté des paysages que nous avons eu devant nous.

Un commentaire à “Sud Lipez”

  1. encore moi !! je vais expliquer à tante Annick comment s’inscrire sur votre blog ; elle sait lire mais pas s’inscrire…. il y a encore fort à faire !!!

    je vous embrasse ainsi que didi et cri-cri qui regardent…!!!!

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