Toutes les villes boliviennes ne sont pas comme Potosí, et tant mieux. Nous avons redécouvert à Sucre le plaisir de nous balader dans les rues, d’admirer les jolis bâtiments, de visiter les musées, de flâner sur les places, d’arpenter le marché central à la recherche des articles de notre liste de courses.
Par contre, pour arriver à Sucre, nous avons fait face à une situation typiquement bolivienne : un bloqueo. Un blocage de la route par des chauffeurs routiers qui refusent de payer je ne sais plus quelle taxe. Du coup, on ne passe plus, et comme il n’y a pas 10000 routes là-bas, on ne passe vraiment plus. Sauf si on décide de prendre des chemins alternatifs : voilà comment nous nous sommes retrouvé à faire de la voie ferrée… Pas de danger, ça fait longtemps que plus aucun train n’est passé par là, mais on fait mieux comme route carrossable !
Et puis, fait amusant : nous avons recroisé les Tresca, une famille rencontrée en Argentine qui nous ont proposé de les suivre jusqu’à un camping racheté récemment par une famille belge, les Angaleo, voyageurs au long cours dont nous avions déjà entendu parler. Et puis, pour confirmer que le monde est vraiment petit, nous y avons rencontré Clément et Mathilde, célèbres vendeurs de crêpes, dont on nous avait aussi conté les aventures !

La ville de Cochabamba quand à elle ne nous laissera pas le souvenir espéré : nous comptions arpenter le grand marché à la recherche de souvenirs, puis visiter le musée archéologique. Finalement pas de souvenirs et on a raté la visite guidée du musée qui est donc resté assez obscur. A la place, grâce à un petit groupe de pickpockets bien entraînés, nous avons testé les démarches à distance d’opposition de carte bleue et carte SIM, visité des commissariats de police et assisté à un défilé de suspects derrière un miroir sans teint (pas pour nous, on aurait bien voulu, mais c’est pas aussi rapide).

Petit instant culturel : les boliviens y tiennent, malgré ce que peuvent raconter les cartes et les livres, la capitale de leur pays est Sucre et non La Paz, même si le gouvernement y est, c’est écrit dans la constitution !

PS : On a bivouaqué dans une vallée encaissée à moins de 2000m, sans air. La nuit fut chaude, ça a fait du bien de remonter à 3500 ! Il va pourtant falloir qu’on se réadapte aux basses altitudes et à la chaleur, d’ici quinze jours on va quitter définitivement l’altiplano.

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