Tout commence par une décision stratégique pour se rendre à Copacabana : fait-on une boucle de 200km en repassant par La Paz, ou passe-t-on deux frontières dans la journée ? Jusqu’ici les frontières ne nous avait pas posé problème, nous avons donc choisi la seconde solution, ce qui nous a permis de rencontrer des personnes à part…
Les premiers sont les policiers de la frontière péruvienne qui nous ont sorti qu’il était interdit de circuler avec des vitres teintées et ont voulu nous verbaliser. Devant l’impossibilité de nous montrer cette règle dans le code de la route, ils ont invoqué le besoin de sous pour remplacer les vitres de leur bureau ?! Mais oui, bien sur, au revoir monsieur. Il a ensuite fallu payer un péage, assez fou pour une frontière ou personne ne passe, les voitures boliviennes n’ayant pas le droit d’aller au Pérou et inversement.
Le second est le très sympathique officier des douanes boliviennes, que nous avons attendu 1h parce qu’il jouait au foot puis qui parce que sa collègue n’avait pas enregistré notre sortie, ne voulait pas nous laisser entrer. Nous avons donc du attendre 2h de plus que ce monsieur ne fasse rien, ni téléphoner, ni nous faire une autorisation par écrit. A 20h, heure de fermeture de la douane, il nous propose une super solution : garder les papiers du van pendant la fin de notre séjour en Bolivie… comme si on n’avait pas vu que les deux argentins qui lui avait fait confiance la veille se sont retrouvé à lui payer un gros pot de vin ! Nous avons donc passé la nuit entre les deux frontières, ce qui a eu l’air de l’amuser le lendemain matin quand, alors que la situation n’avait pas changé, il nous a fait les papiers en 5min.

Il pensait nous contrarier en nous retenant la nuit à la frontière et en nous obligeant à passer une journée de plus à Copacabana. En fait, il nous a permis de prendre le temps de profiter du lieu. On a beaucoup aimé cette petite ville sur la côte, son marché de taille raisonnable, ses truites délicieuses, sa jolie cathédrale avec ses baptêmes de voitures, l’hôtel où on était garé aux jardins paradisiaques et vue imprenable sur le lac, les sites archéologiques de l’isla del sol.

Le lac Titicaca, pour nous avant d’être un lac en Amérique latine, ou le plus haut lac navigable du monde, ou le berceau de la civilisation inca, c’était juste le lac avec un nom rigolo. Maintenant ce sera l’immense lac à 4000m sur lequel on a fait un tour en voilier, enfin voilier est un bien grand mot, plutôt barcasse à voile, où il faut ramer pour changer de bord. Est-ce que c’est le manque d’air dans la voile à cette altitude, ou la couche d’algue sur la coque ? On se cherche des excuses, mais une fois le coup de main pris, on s’est régalé.

6 commentaires à “Frontières, corruption et Copacabana”

  1. Houh ! le marin en col blanc… faisait pas un peu frisquet sur le lac Titicaca…? 4000m, c’est peu être un peu haut non? Heureusement que c’était pas la transat sur un bateau comme ça… mais les couleurs sont jolies !
    Quant à Copacabana, je voyais plutôt du côté du Brésil? Mais bon dieu, c’est bien sûr ! Les français sont nuls en géographie… où il y aurait comme des doublons en Amérique du sud??
    Et enfin, les frontières, je vois que ça doit ête « génétique » le refus de mettre des billets dans les passeports !!! Bravo les enfants ! Nous, il y a 30 ans, c’était au Maroc et on avait dormi avec le van dans une décharge…! Moins sympa que vos photos !
    Par contre, j’espère que ça va pas vous retarder pour récupérer Momoy et Alexis à Arequipa…ils vont arriver demain sur les rotules et elle m’a bien dit que l’espagnol, c’était pas son truc ! Or ils arrivent chargés jusqu’aux dents pour vous, y compris le fameux Iphone de rechange, récupéré de haute lutte à la poste … 5 heures juste avant de partir ! Ne nous les perdez pas !
    Bonne quinzaine en famille et grimpez bien le Machu Picchu ! Bisous géants

    • Pas si nulle que ça en géographie : pour la petite histoire c’est parce qu’un marin perdu en mer a prié la vierge de Copacabana, petite ville bolivienne au bord du lac Titicaca, que la plage brésilienne où il a accosté, à Rio de Janeiro, porte ce nom.

  2. Photos superbes, et le mannequin sur le voilier n’est pas mal du tout !! sa mama va être très fière et heureuse de le serrer dans ses bras tout à l’heure !!:
    c’est vrai, le nom du lac Titicaca m’a toujours fait rire en classe…et en cours de géo ! mais je n’étais pas une élève attentive, plutôt dissipée…alors!
    Continuez à nous faire rêver !
    plein de bisous à vous deux et à transmettre également à ma « petite » soeur et à Alexis

  3. Il aurait pas pris un coup de soleil le Quentin ?

  4. Ici Georges et Valerie qui viennent de lire vos mésaventures au Lac Titicaca Je vous signale qu’il y a dans cet endroit une centrale electrique tout a fait particulières, utilisant des generateurs de gaz a pistons libres dits Pescara, fabriques a Villeurbanne, a SIGMA, ou j’ ai travaille dans les annees 1962 65,alimentant une turbine a gaz entrainant l’alternateur. Il y en a egalement a Iquitos et Puno Nous voulions simplement savoir si le voyage de votre maman et alex s’est bien passé ?c’est valérie qui reprend la clavier; je vous souhaite donc un bon voyage.je vous embrasse.val

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