Anecdotes

iVan, sujet de toutes les admirations aux USA.

Depuis qu’on a commencé le voyage, des gens curieux nous demandent régulièrement d’où vient ce véhicule, qu’ils n’ont jamais vu, et sont étonnés de l’aménagement intérieur. Mais aux USA cette question a pris une ampleur incroyable. Quelques anecdotes :
On a vu des conducteurs de porsche et autres voitures de collection se retourner sur l’autoroute pour mieux observer l’engin qu’ils venaient de doubler.
Les gens qui sont habitués à des camping-cars énormes ou des gros pick-up 4×4 Ford, nous disent que notre van est cool, fun, great… comme si on se baladait dans un combi Volkswagen des années 70 avec de grosses fleurs dessus !
En parlant de Volkswagen , on a campé juste en face d’un, dernière génération, aménagé par Westfalia, comprendre qu’il est tout équipé, avec des sièges pivotants, une tente de toit rétractable pour faire dormir deux personnes de plus et tenir debout dedans, un auvent à l’extérieur : un vrai petit bijou en somme. Mais non, la star du camping c’était iVan : un vieux sprinter comme il n’y en a pas en Amérique !
Comme ils disent ici, c’est un maircidis, c’est la classe quoi !

N’importe qui ayant voyagé au Mexique peut vous le dire, sur les routes, il y a des topes. Rien à voir avec les dos d’ânes de chez nous qui ont une hauteur et une largeur plus ou moins standard. Non, le tope, ça va du géant bien officiel, 50cm de haut, 3m de large, un vrai tremplin, au fait-maison en reste de béton devant chez soi, en passant par le petit sournois qui a l’air sympa mais peut vous faire décoller bien comme il faut s’il est pris à plus de 10km/h.
Mon préféré : le tope fait-maison judicieusement situé à côté d’un panneau quelconque sur lequel est ajouté « tope » à la main. Malin!
Sinon, il faut savoir qu’ici le tope c’est un peu une philosophie : pas besoin de toujours les signaler, puisqu’on doit les sentir venir… Quelques trucs pour mieux les sentir : les croisements, les ponts, une passerelle pour piétons, trois maisons qui se suivent, la présence d’autres panneaux et surtout des voitures qui freinent.

Et quand ce ne sont pas les topes qui empoisonnent la vie du conducteur, ce sont les péages. Extrêmement chers sur les autoroutes, ou sauvages dans l’état du Chiapas. Plusieurs versions à ces derniers.
La première est une corde tendue en travers de la route par des vendeurs ambulants. Solution : ne pas s’arrêter, la corde finit toujours par se baisser.
La deuxième est le péage zapatiste adéquatement situé à l’entrée des sites touristiques, soit avant, soit après l’entrée officielle. Pour celui-ci, il est difficile de ne pas s’arrêter puisqu’on ne peut faire la différence avec l’entrée officielle qu’en voyant le ticket ou en discutant. Solution : marchander ferme, et ne pas se laisser marcher sur les pieds. On veut bien faire fonctionner le tourisme, mais payer trois fois le prix à chaque endroit ça commence à bien faire !
La troisième est le péage zapatiste organisé, avec distribution de fliers et surtout une herse ! Ça reste sympathique, toujours pas d’armes ou de cagoules, mais la planche cloutée nous empêche légèrement de forcer le passage… Solution : discuter le montant du péage, encore et toujours, bien que notre pouvoir de négociation soit un peu affaibli par le fait que nous ayons des pneus et non des chenilles.

Un petit mot de nos amis qui ont décidé de décrire le Costa Rica différemment.

On aurait pu vous donner notre vision du Costa Rica en vous décrivant le climat (chaud et humide), la nature (jungle et plages), les animaux (nombreux et variés),… mais les articles précédants sont déjà très complets sur ces sujets. Que reste-t-il ? Beaucoup de choses ! On a sélectionné pour vous un coup de coeur par région : les 15°C de la Vallée Centrale, la montagne où habite le Quetzal (vraiment agréable après la chaleur étouffante). L’ambiance rasta de la côte Caraïbe. La nature préservée de la péninsule de Osa (Corcovado). Les surfers de Dominical, l’eau à 30°C et les rouleaux de l’océan Pacifique.

Concentrons-nous à présent sur un sujet non traité par nos amis : la bouffe !
Sur ce thème, on est servi : l’excellence au naturel côtoie le catastrophique. Le Costa Rica a la chance de bénéficier de beaucoup de soleil et de climats variés, ce qui en fait une région très propice aux cultures de fruits exotiques (papaye, mangue, ananas, banane, noix de coco…). Mais dès qu’il s’agit de préparation plus complexe, c’est la fin des haricots ! (rouges). Les rayons des supermarchés regorgent de : charcuterie carrée reconstituée, et de « queso tipo ce que vous voulez » (camembert, gruyère…) mais toujours avec la consistance douteuse du caoutchouc.
Bref, on a adoooré les jus de fruits frais naturels, et apprécié les patacones (galettes frites de bananes plantain) mais pour le reste on s’est vite lassé du poulet-riz-haricots rouges (et de ses variantes). Une petite exception tout de même : la côte caraïbe nous a séduit avec ses plats parfumés en sauce (coco, épices…).

Cécile & Olivier.

Celle-là c’est une première : quelqu’un est venu nous voir pensant qu’on avait quelque chose à vendre.
D’accord, le van est garé sur la plage, il est éclairé en pleine nuit, il y a un hamac tendu entre deux cocotiers, et il y a des maillots et des serviettes qui pendouillent. Mais il n’y a rien à vendre : on s’est juste un peu installé et on fait sécher nos affaires !

Un petit mot de mes parents qui ont visiblement apprécié le Costa Rica.

Connexion réussie à San José, nous avons retrouvé notre Cécile avec son « MAE ».
Nous les avons trouvés tous les deux « TUANIS »… tout comme les les TICOS et leur pays magnifique !

Vous n’avez pas compris ? Normal ! C’est de l’argot costaricien appris à l’aéroport juste avant notre départ !

Pura vida n’est pas un slogan écologiste ou touristique, comme nous l’avions cru au début, mais la façon courante et familière de se saluer, de se souhaiter bonne santé ou de se dire au revoir entre ticos, comme se nomment eux-mêmes les costariciens. Mae, c’est le jeune homme, mais, pardon Quentin, je crois que ce n’est pas très flatteur (muchacho, joven, mais aussi… tonto, bobo !) On se rattrape avec tuanis: sympathiques, beaux, affables… bref… trop cool !

Oui oui, nos enfants sont magnifiques, et le voyage leur va bien !

On a bien essayé de les engraisser un peu, pour rassurer Monique, même que le contenu de notre valise a intrigué la douane de Miami… et un douanier américain intrigué… c’est pas bon pour la survie des serrures de la dite valise! Mais bon, c’est passé ! Les voilà donc bardés pour quelques temps de produits français bien caloriques… on ne citera pas de marques !

Sinon, que dire du Costa Rica…? Superbe, superbe, superbe, superbe… la nature, les animaux, les gens, le climat…
Anxieux, nous étions arrivés bardés de moustiquaires, de repellent, d’anti-histaminiques… et sommes rentrés sans une seule piqûre de moustique au compteur !
Nous n’avons utilisé que les ponchos quand la pluie alternait avec le soleil sur les canaux du Tortuguero !
Au Costa Rica, on peut même manger dans un des meilleurs restaurants du pays et éviter la plonge quand on s’aperçoit qu’on ne peux pas payer… il suffit de sourire et de revenir plus tard régler ses dettes !
Si ça n’est pas le paradis, en tous cas, ça y ressemble bien !

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